lundi 27 novembre
Bourins !
des manifs en veux-tu en revoilà ! L'assemblée générale organisée par le syndicat abertzale contre les plans de Bologne il y a deux semaines a été suivi d'une manif.... dans les bâtiments de la fac et de la bibliothèque. En gros ils ont redécoré les murs, les portes, les vitres au couleurs de leurs revendications... Du coup en ce moment,ce sent le White Spirit et la peinture dans les couloirs ... de facon génerale, il ne se passe pas une semaine qui n'aie pas eu son lot de manifs à la fac ou en ville. Euskal herria: premier prix de la contestation ! Je crois qu'ils sont chauds pour appliquer le principe de révolution permanente ...
Un peu de sérieux !
Pour vous tenir au courant des faits marquants de l'actualité espagnole, et du même coup me remettre à la version, toute les semaines je traduirai un article de la presse locale ou nationale. Je commence aujourd'hui avec un article de El Pais, peut-être le journal le plus connu de l'autre côté des Pyrénées. C'est un quotidien que l'on pourrait comparer à Le Monde, si ce n'est qu'il inclut aussi de l'actualité régionale. Tous les dimanches, il parait avec El Pais Semanal, magazine de reportages, d'interviews, d'articles sur la société, la politique ou la culture, un peu comme Le Monde 2.
Il y a un an environ, l'ETA, groupe terroriste "abertzale" (indépendantiste) déposait les armes et le gouvernement socialistes de Zapatero ouvrait une période de négociation avec l'organisation dans le but d'un processus de paix. Cela a provoqué de l'espoir, de l'incrédulité, mais aussi la colère d'associations de victimes d'attentats de l'ETA. Ils ne veulent pas de négociations avec l'organisation terroriste qui entraînerait des compromis de la part de l'état espagnol, mais la poursuite, le jugement et l'emprisonnement des responsables des attentats. Pour eux, négocier avec l'ETA c'est mettre les intérêts de terroristes avant la dignité des victimes. Le PP, parti de Aznar, l'ancien premier ministre chassé du pouvoir lors des élections qui se sont déroulées après les attentats du 11 mars 2004 à Madrid, donne son appui aux associations de victimes.
En ce moment, les négociations sont au point mort. L'ambiance est même un peu tendue. Il y a "l'affaire" de Juana, un distributeur automatique a été incendié à Bilbao il y a quelques semaines... Le PSOE se retrouve coincé entre le mécontentement des victimes et celui des soutiens à l'ETA. Il me semble que le PP, attise la haine des victimes au risque de laisser passer une chance de paix historique. L'arrêt des négociations signifierait la reprise des attentats et donc d'autres victimes. Mais pour arriver à la paix, il faudra accepter de tourner la page, ce qui semble impossible au vu des manifestations convoquées par l'AVT, la plus importante association de victimes. La dernière a eu lieu samedi à Madrid. Voilà pour la petite introduction.
120 000 personnes protestent contre la "reddition devant l'ETA" et annoncent une "rébellion civique".
JORGE A.RODRIGUEZ, Madrid.
L'Association de Victimes du Terrorisme (AVT), avec l'appui de la mobilisation du PP (Parti Populaire), a réuni dans la rue hier presque 120 000 personnes -selon les calculs de la rédaction, et 129 715 personnes selon la délégation du gouvernement- pour protester contre ce que l'on appelle le processus de paix et la politique antiterroriste du gouvernement de Rodriguez Zapatero, qualifiée de "reddition devant l'ETA". L' état-major du PP, José-Maria Aznar, ancien premier ministre, et Mariano Rajoy, secrétaire général du parti en tête, ont assisté à la manifestation qui s'est déroulée sous une pluie froide dans la rue Vélazquez de Madrid . Avant même qu'elle ne commence, elle était considérée comme la manifestation "la plus suivie de ces derniers temps" dans le discours écrit par avance de José Alcaraz, président de l'AVT. Les organisateurs ont annoncé de nouvelles manifestations dans le cadre de ce qu'ils appellent "l'imparable rébellion civique" contre la négociation avec l'organisation terroriste.
Les manifestants ont été convoqués sous le mot d'ordre "Pas de reddition en mon nom", pour protester contre "la réforme du Code Pénal qui peut supposer une remise de peine pour les assassins de l'ETA". Les plus importants représentants de l'AVT ouvraient la marche, suivis à 50 mètres par l'état major du PP, groupés derrière la pancarte "engagés avec les victimes du terrorisme". La marche s'est déroulée sans le moindre incident, discrètement surveillée par la police et protégée par des centaines de volontaires de l'AVT.
Des milliers de drapeaux espagnols et des centaines d'ikurriñas, le drapeau basque presque absent des marches précédentes, se sont dressés durant tout le parcours, au cris de "Zapatero, démission", "España,España", "Zapatero, zero pointé", "zapatero, va-t-en avec ton grand père" et "liberté, liberté". Les autocollants de soutien à la Cope, qui a retransmis en direct la manifestation avec même des vues aériennes, et les 10 000 "lumières froides" ( sorte de lanterne chimique) distribuées par les organisateurs ont été les images les plus marquantes pour les manifestants.
L'ombre des attentats de Madrid du 11 mars 2003 (11-M), même s'ils n'étaient pas mentionnés dans la convocation officielle, occupait l'esprit des manifestants. Des centaines de pancartes mettaient en relation l'ETA, le Parti socialiste (PSOE) et le premier ministre Zapatero avec le massacre. Alcaraz, dans son discours final est allé jusqu'à interpeller le ministre de l'Intérieur, Alfredo Pérez Rubalcaba: "nous voulons savoir la vérité, la vérité sur les accords conclus avec l'ETA, la vérité qui, par de sombres intérêts, se cache sous les attentats du 11 mars." Les leaders du PP ont réclamé durant le parcours une rectification de la politique antiterroriste. Ainsi, Rajoy a défini l'événement comme "un cri pour ne pas céder ni au chantage ni à la pression d'une organisation terroriste" et a réclamé au gouvernement qu'il s'attache à contenter "l'immense majorité des espagnols plutôt que les terroristes". Son porte-parole parlementaire, Eduardo Zaplana, a ajouté que ce rassemblement avait pour but de changer "la politique irresponsable" de Zapatero.
Ce qu'a démontré la manifestation c'est que l'AVT et le PP gardent une forte capacité de mobilisation, même si elle s'affaiblit, contre le processus de paix. La communauté de Madrid, au main du PP, qui estime uniquement les manifestations contre le gouvernement national, a avancé le chiffre de 1,3 millions de manifestants, sans expliquer comment il a été obtenu, simplement que le calcul a été fait par des "techniciens de la Direction Générale de la Sécurité". [...]
Cependant, la délégation du gouvernement a donné le chiffre de 129 000 manifestants, Comme l'indique le compte rendu des forces de police. Cet organisme a transmis les plans de la marche divisés en zones (et ces zones divisées en secteurs) , les systèmes de calculs et des dizaines de photos aériennes. C'est la deuxième manifestation la moins suivies de toutes celles convoquées jusqu'à maintenant par l'AVT contre le processus de fin du terrorisme, un objectif partagé, selon Alcaraz, par son association tant que l'État "ne cèdera pas".
EL PAIS, dimanche 26 novembre 2006
samedi 25 novembre
Coincés !
On remonte dans le bus.... qui ne démarre plus malgré tous les efforts du chauffeur ! Changement de programme! au lieu de partir pour Tolosa, on reste coincés deux heures à hondarribia (où il n'y a rien a faire). Le temps qu'un autre bus arrive de Vitoria. Je pars en me balader avec Karine et Johanes le long du paseo maritimo, promenade ammenagée le long de la mer dans toutes les villes littorales que j'ai pu visiter jusqu'à présent. En face, de l'autre coté de la Ria, Hendaye et la France ! Euh, le pays basque qui est du mauvais côté de la frontière...
La visite se termine. Quartier libre avant de reprendre le bus. Avec d'autres on se rend dans un bar, el gran sol, qui a recu un prix intenational pour ses pintxos. Je prends un verre de Txacoli, vin blanc typique du coin que le barman me sert en éloignant le plus possible le goulot de la bouteille du verre. Et en plus il fait ca en regardant ailleurs! impressionnant. Au comptoir, c'est la folie. Les pintxos sont préparés au fur et à mesure, comme au resto et il y a un monde fou. ca crie, ca gesticule. il n'y a pas de place pour s'asseoir, c'est la cohue. Je goûte à des beignets de chipirrones (petits calmars) et à de l'encre de poulpe. Je suis sceptique au début mais c'est
bon !
Apres le sandwich, petite balade au bord de la mer avant d'aller siroter un cola cao. Et ne vous fiez pas aux apparences. David ne "dort pas la sieste" comme on dit ici, mais il pose juste pour la photo histoire d'ètre le plus "glamour" possible... ^^
Rebelle !
Karine fait l'andouille et n'écoute rien, comme d'hab. Une québécoise, c'est bien connu, ca n'a pas de tenue...
Casas
Quelques maisons "typiquement médiévales", très étroites mais très profondes. A partir du premier étage, la construction est en bois. Notre guide nous explique que la ville vit essentiellement de la pêche, ce qui explique les couleurs des maisons. Pas logique? Mais si ! Les pècheurs peignaient leur bateau puis leur maison avec la peinture qui leur restait. Ahora lo entiendes ?
Excursion
Aujourd'hui on se fait promener gratis par la fac. Ils sont gentils, hein? Direction Hondarribia, petite ville juste à la frontière. Chic chic chic, je vais encore revoir la mer ! Malheureusement la balade en bateau qui était prévue est annulée pour cause de mauvais temps, mous passerons donc l'après midi à dans la ville de Tolosa. Après deux heures de trajet, la journée commence par une visite guidée du quartier médiéval de la ville. Ou plutôt du quartier imitation médiéval. En effet, la ville a éte détruite plusieurs fois par des incendies et certaines maisons trop vieilles sont tombées en ruines. Mais la reconstruction sést toujours faite en suivant l'architecture médiévale. Ca donne l'iñpression d'une ville tres anciennes alors qu'il ne restent que quelques bâtiments d'époque.
Photo de la plaza de Guipuzcoa, principale place du quartier où se déroulent les activités culturelles de la ville (concerts...). Les habitants l'appellent plaza de las cadenas, à cause des chaînes qui entourent la place.
vendredi 24 novembre
Bande de boulets !!!
C'est quoi cette histoire de commentaires en off ? J'ai pas le droit d'en profiter ? C'est franchement pas juste. Alors voilà encore de quoi faire jaser dans les couloirs de Ségalens ( et ailleurs)
Je vous pose la grande question ( sur fond de musique tragique facon telenovelas): Malgré tous ses efforts, Jean-Marie arrivera-t-il à égaler son idole Karl Marx ?
Et cette fois je veux vos commentaires en in, non mais !!!!
jeudi 23 novembre
A voter !
Coincidence, coincidence... A Vitoria aussi ce jeudi on vote, non pas pour les élus de départ, comme nos camarades ségaliens mais pour les élus au conseil des étudiants de l'université. Euh... enfin je crois...
mercredi 22 novembre
Sainte Cécile
De bon matin je suis parti direction le conservatoire,
J'avais rendez-vous à la d'mie pour donner un cours de guitare;
Sur le chemin j'ai rencontré un vieux poteau, les retrouvailles
Ont eu lieu au fond d'un troquet: patron, 6 barons et 2 pailles !
Gueule en vrac et tête dans l'seau,
On a pas des métiers faciles;
C'est la patronne des musicos:
J'vais mettre un cierge à sainte Cécile.
De bon matin je redemarre, cette fois direction le studio;
J'avais rendez-vous à moins l'quart avec la bande des technicos
35ième prise, un pain par note: ils veulent me passer à tabac;
Alors on s'est rincé la glotte, ça ira mieux la prochaine fois.
Des kangourous dans la citrouille,
On a pas des métiers faciles;
C'est la patronne de la gratouille:
J'vais mettre un cierge à sainte Cécile.
De bon matin me v'la r'parti direction la salle de concert,
J'avais rendez-vous à midi pour la balance: une belle galère.
Question sono y avait maldonne, le son était vraiment pourri,
Pour ménager nos acouphones on s'est immergés dans l'whisky
C'est l'black out, solo d'cuvette,
On a pas des métiers faciles;
Patronne des brailleux d'chansonettes:
J'vais mettre un cierge à sainte Cécile.
De bon matin ça recommence: rendez-vous chez le producteur,
Pour une fois je suis en avance, faut dire que j'étais mort de peur.
Pour passer l'temps et m'rassurer, j'allume une cigarette au gaz
Quand le requin est arrivé, j'étais à ch'val sur un nuaze.
Concert d'enclumes dans la cervelle,
On a pas des métiers faciles;
C'est la patronne des ménestrels:
J'vais mettre un cierge à sainte Cécile.
De bon matin je reste au lit : on attaque pas avant ce soir,
J'téléphone à ma p'tite amie: "Viens, j'passe la journée au plumard" ;
Elle est v'nue avec du renfort, j'ai invité 2, 3 copains,
On s'est mélangés tell'ment fort qu'on s'est démêlés qu'le lend'main.
Y'a plein d'brouillard, panne de radar,
On a pas des métiers faciles;
C'est la patronne des fêtards:
J'vais mettre un cierge à sainte Cécile.
MES SOULIERS SONT ROUGES





























