mercredi 28 février
Si je n'ai pas fini de vous raconter le voyage en andalousie (et non toujours pas), toutes les photos que j'ai choisi de mettre en ligne sont disponibles dans l'album photo... Prenez en vous plein les mirettes !! et oui j'en ai de la chance...
Quelques nouveautés aussi dans d'autres albums ...
ayé je m'y remets
Appréciez bien cet article... Je l'avais presque fini quand pour une raison inconnue mon ordinateur s'est éteint... j'ai tout perdu et je dois tout recommencer ...
Je vous propose la traduction d'une interwiew de arnaldo Otegi, leader de Batasuna, concédée au journal catalan la vanguardia.
Ceci n'en est qu'un extrait paru dans el pais de lundi dernier.
Quelques précisions: les attentats de Barajas ont rompu une trève de
l'ETA qui durait depuis le 22 mars 2006, mettant Batasuna dans une
position délicate: ses leaders n'étaient pas d'accord sur la position à
tenir.
Les attentats du 11 mars 2004 dans la gare d'atocha de Madrid
qui firent des dizaines de mortsont d'abbord été attribués à ETA avant
que les autorités se rabattent sur la piste de Al-Qaeda.
L'attentat de Barrajas a compromis un processus dans lequel vous étiez engagé. Pourquoi ne le condamnez -vous pas?
Après
l'attentat de Barajas, la gauche abertzale, pour la première fois dasn
son histoire a appelé l'ETA à revenir à ses positions deu 22 mars, et
il ont répondu à cet appel en comunicant qu'ils maintenaient le
cessez-le-feu.
Vous avez condamné les attentats du 11 mars 2004 ?
Je
les ai réprouvés. La condamnation se rapporte plus à la morale qu'au
politique, et j'ai envisagé un rejet en termes politiques. Celui qui a
commis ces attentats cherchait à faire le plus grand nombre de mort,
qui plus est dans des trains de banlieue qui approchaient des
travailleurs de leurs lieux de travail. De notre point de vue, ceci est
totaleent inacceptable.
Quel qu'en soit l'auteur, islamique intégriste ou quelqu'un agissant au nom de la patrie basque?
Sans aucun doute.
Vous rejetez donc la violence comme moyen d'action politique?
Nous
n'utilisons pas les armes. Nous voulons faire de la politique en terme
démocratiques. Nous maintenons la même attitude que le Sinn Fein en
Irlande ou le Congrès National Africain en Afrique du Sud, qui a permis
de trouver une silution.
Après Barajas et avec Iñaki en situation critique, il est difficile de maintenir l'espoir...
Le processus de paix n'a pas d'alternative et nous sommes prêts à faire ce qu'il faudra.
(...)
Ce que nous voulons transmettre à la citoyenneté, c'est que dans un
cadre démocratique ou seraient contenus tous les problèmes,
l'indépendance ne peut seconstruire que par des voies pacifiques et
démocratiques. Elle ne peut se construire d'une autre façon.
En ce moment, l'opinion publique est choquée par les
attentats et vous répondez avec des propositions politiques alors que
s'il existe un consensus entre les diférents partis, c'est que la paix
n'a pas de prix politique...
L'état espagnol n'a pas de
prix politique à payer ni à l'ETA ni à Batasuna. Si nous croyons qu'il
faut payer un prix politique à l'ETA, il n'y aura pas de solution. Cela
équivaut à envisager la redition de l'état. (...) J'insiste, le
processus de paix n'a pas d'alternative...
Si il en a une. Continuer comme jusqu'à présent...
Mis
à part les intérêts les plus pervers, je crois que personne ne peut
honnêtement envisager que la guerre et l'affrontement sont des
solutions.
(...) Je veux répondre à la question que nous a faite Zapatero à Vitoria (lors d'un meeting du PSOE le 18 février dernier NDLT).
Qui a peur du dialogue ? Pas nous. Nous voulons que sur ce terrain, à
conditions égales, le seul dialogue soit employé pour séduir, si
possible, la majorité populaire (le PP NDLT) sur certains points. Ceux qui ont peur du dialogue sont ceux qui le nient structurellement.
Tout cela est bien joli, mais nous avons une bande
terroriste qui, quand ça lui prend, dynamite un aéroport et tue deux
personnes. A quoi sert de parler avec Josu Ternera (leader de l'ETA) A
quoi sert de discuter avec Batasuna ?
Il est évident
qu'après ces événements il y aie de plus en plus de méfiance. Le
gouvernement a des raison de se méfier de seséchanges avec l'ETA, tout
comme je suis convaincu que l'ETA a des raisons pour se méfier de ses
échanges avec le gouvernement. Il faut voir les choses en perspectives.
Ils ont longtemps discuté avec nous (no officiellement) mais pas avec
l'ETA. Une hypothèse de travail s'est construite; Nous sommes arrivés à
la conlusion que si l'ETA faisait un este significatif, il serai
possible d'initier un processus de solution... Discuter est toujours
utile.
Mais l'attentat de Barajas discrédite les interlocuteurs...
Je suis convaincu qu'il faut continuer à discuter et à travailler, indépendemment des phénomènes conjecturels.
Y-a-t-il une position unanime de la gauche abertzale concernant l rôle de la violence ?
Il y a une position unanime sur le pari à faire. Nous voulons élaborer le plus vite possible une solution dasn les termes que nous envisageons. Cela nous mêne à un autre domaine dont nous devons devenir les leaders, je le dis avec la plus grande modestie, un projet indépendantiste de gauche.
Quelle est votre opinion personnelle de Zapatero ?
Je veux croire que c'est une personne avec des convictions et des principes, et de gauche, avec des valeurs civiques républicaines. S'il en est ainsi, il y aura une solution démocratique.
Cet article a sucité de nombreuses réactions. Zapatero s'est dit satisfait de la position prise par Otegi mais attend de lui un clair rejet de la violence et une condamnation de celle de l'ETA. D'autres pensent que ceci n'est qu'une manoeuvre dans le but de pouvoir se présenter aux élections locales du 27 mai prochain. En effet, pour ce faire, Batasuna et la gauche indépendantiste (abertzale) en géneral doivent être déclarés conforme a la "ley de partidos" par les autorités. Cette loi, qui régit les partis politiques et associations a causé l'ilégalisation de Batasuna.
Television...
Hier j'étais tranquilement assise sur mon canapé. J'allume sur la télé et je tombe sur ce qui me paraît être le sommaire d'une émission à sensations: Enquête sur un homme hospitalisé dans une clinique qui ne peut rembourses les frais, un homme tue sa femme devant son fils ... le tout présenté sur un ton dramatique, façon "programas del corazon" (magazines à potins télévisés). Je regarde ma montre et là, la cruelle vérité éclate : il s'agit du journal télévisé ! Il est vrai que sur les chaines privées (antena tres, telecinco, la sexta) le journal ressemble plus à une suite d'anecdotes qu'à un réel traitement de l'information. Les informations les plus importantes sont vite éclipsées pour laisser place au sensationnel ou ... au foot. Par exemple il y a quelques semaines, l'actualité jugée la plus importante était l'assassinat d'un maire dans un village... En règle générale, la télé espagnole laisse beaucoup à désirer. Les films sont coupés trois fois parun quart d'heure de publicité, et la dernière coupure cinq minute avant la fin, pour pouvoir enchainer sans intermède avec l'émission suivante. Le résultat ? Pour regarder deux épisodes de Friends (20 minutes chacun), il faut presque une heure et quart. Je ne vous raconte pas quand ils ont programmé le seigneur des anneaux. Il ne reste plus qu'à espérer que ceci ne soit pas le reflet de la télé française dans dix ans ...
mardi 20 février
quema de la sardina...
Pour clore ces jours de fête, à vitoria, on brûle la sardine ! EScortéepar des mousquetaires, elle fait le tour de la plza de españa avant d'être grillée. Vu qu'il pleuvait, ça a fait pas mal de fumée et on ne voyait pas grand chose à cause d'une barrière de parapluies... vous comprebdrez en regardant l'album photos ...
lundi 19 février
une nuit au douarnenez du coin...
La ville du pays basque ou le carnaval es le plus fêtée est Tolosa, à une heure et demi de bus de Vitoria. Avec Eneko et Karine, nous décidons d'y passer la nuit du lundi au mardi, où la fête (et la beuverie) sont à leur paroxysme. Je vous raconte pas l'après midi que JM et moi avons passée à confectionner mon costume d'extaterrestre, à grands coup de ciseaux, de colle, d'alu et avec beaucoup d'imagination. Pas mal le résultat, non ? Jean-Marie, lui, s'est fait prêté un costume de Tuno (membre d'une tuna, groupe universitaire de musique traditionnelle) et eneko "va de conejita", autrement dit s'est transformé en une jolie petite lapine... Joyeuse ambiance dans le bus qui nous emmène à tolosa, rempli d'étudiants déguisés et pinturlurés. Sur place, c'est la foule tous les bars sont blindés de monde, à chaque coin de rue des vendeurs ambulants, de la musique... très sympa, mais il faut tenir le coup jusquà 7h et quart, heure où le train sera littéralement pris d'assaut par des dizaines et des dizaines de fêtards au costume plus ou moins présentable... le mien est tombé en ruines pendant la nuit ... sniff, des heures de travail réduites à néant ...
samedi 17 février
comparsas de carnaval
comparsas de carnaval en Gasteiz
Vidéo envoyée par Margaid
Ce week end, les festivités commencent ! Au pays basque, le carnaval est une fête relativement importante. Pas question donc de rater ça !! On sort donc très tôt (à 7 heures et demie !) malheureusement pas déguisés. Dans les rues du centre ville, les comparsas de carnaval defilent au son des crécelles, précédés d'un petit orchestre. Belle ambiance dans la ville et dans les bars. Presque tout le monde est déguisé, parfois on croise des familles entières vêtues de la même façon ou sur le même thème.
jeudi 15 février
Pas
vraiment le temps de vous traduire d'artice ces temps entre la reprise
des cours (il faut les choisir, s'inscrire, aller commander des
bouquins...), le partiel d'arabe de demain, le carnaval qui approche et
l'arrivée imminente de Jean-Marie, pffff... quelle vie débordante
d'activité ! Voilà quelques mots sur un événement que je voulais vous
commenter depuis un petit moment.
Il y a quelques semaines, trois
organisations juvéniles (Jarrai, segi et Haika) ont été déclarée
"terroristes" par le tribunal suprême. Les raisons: liens supposés avec
l'eta et leur rôle dans l'organisation de la kale borroka, (kale=rue et
borroka=lutte), la violence urbaine (la destruction de distributeurs
automatique est à la mode en ce moment). S'en sont suivies de
nombreuses arrestations, les dernières le samedi 3 février, au terme
d'une manifestation à bilbao, en présence de Arnaldo Otegi. 18 des 19
membres encore recherchés par la justices ont été arêtés à cette
occasion. Depuis le mois de janvier, l'affiche ci contre couvre les
murs de la ville. Elle représente Zapatero, premier ministre (psoe),
Mariano Rajoy, président du Partido popular (PP, droite)*, (erratum: comme l'a fait remarqué DiEGo, c'est plutôt Alfredo Pérez, ministre de l'intérieur.), Josu Jon
Imaz, président du PNV (droite) et Juan José Ibaretxe,
Lehendakari (chef du gouvernement basque, PNV), fichés comme
terroristes. En en bas la mention: nous sommes en faveur d'un accord. Et vous ?
(erratum: comme l'a fait remarqué DiEGo, c'est plutôt Alfredo Pérez, ministre de l'intérieur.)
mardi 13 février
N'oubliez pas de consulter des albums !!! de nouvelles photos de vitoria sous la neige et le debut de notre voyage en andalousie enfin publiées !!!
lundi 12 février
Iñaki continue à faire parler de lui ...
Pour ceux qui n'ont pas suivi: Iñaki de Juana Chaos est un
membre de l'ETA responsable de la mort de plusieurs personnes. Il
devait sortir de prison l'année dernière mais a été condamné de nouveau
pour menaces terroristes après la parution de deux article dans le
journal Gara. Il est entré en grève de la fin il y a 98 jours et est actuellement nourri contre sa volonté. (voir ici)
Cette photo a fait la une des journaux et les titres du journal
télévisé. Elle a été prise par l'avocat et la compagne de De Juana et
envoyée au journal britanique The Times qui l'a publiée avec un article
criticant les conditions d'incarcération du prisonnier. Cette image est
maintenant affichée dans la rue par l'organisation askatasuna avec les
mentions "démocratie à l'espagnole. Iñaki de Juana Chaos.
Prisonnier politique basque condamné à mort par la démocratie
espagnole. condamné à 12 ans et 7 mois de prison pour la rédaction de
deux article d'opinion. En grève de la faim indéfinie depuis le 7
novembre 2006." Le maintient en prison de l'etarra est de plus en
plus critiqué des solutions comme la prison "aténuée" (on dit comment
en français?). Aujourd'hui, le tribunal suprême espagnol continue à
délibérer.
youpi !!!
J'ai récupéré mon ordinateur !!! Il tombe a pic, je vais pouvoir vous raconter notre périple en andalousie et vous mettre au courant de l'actualité basque, apres de longs jours d'absence... (je ne vous ai pas trop manqué au moins ?) en plus euskatel nous a installé gratuitement (vivent les promos de lancement de la fibre optique ) une ligne téléphonique à la maison et luxe du grand luxe : le wifi !!!























